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Premier embarquement

Le premier embarquement est un moment important dans la vie d'un marin. Selon l'époque, le genre de navigation, le type de navire, il peut être plus ou moins dur.

Exemple: La vie du mousse était bien différente sur un canot non ponté en 1932, armé à la petite pêche dans le Golfe du Morbihan que celle du mousse de sonnerie en 1959 sur un transatlantique.

Cette page est destinée à ceux qui se souviennent de leur premier embarquement (ou des autres), de mousse à commandant

 

Novice au long cours

François JOUISON

Après avoir passé ma première année au CETM à l'ENMM de Paimpol, nous devions trouver un embarquement; c'est donc avec anxiété que je me présentais accompagné de mon père au capitaine d'armement de la Transat à Bordeaux. Il me semble que les bureaux se trouvaient aux allées de Chartres et que ce dernier se prénommait Mr Fouquet ? Après avoir passé la visite médicale au médecin de compagnie, je me préparais à monter la première fois à bord d'un navire.

Ce dernier " la Coubre" était amarré devant le hangar 18, rive gauche. Une nuée de personnes s'activait autour du bateau; marins, dockers, agents, douaniers et j'en passe. Assez impressionnant comme début, enfin je me décidais à gravir la coupée sans un oeil en arrière vers ma famille qui restait sur le quai.

Puis on m'incita à me présenter avec mon fascicule devant le Second Capitaine. Enfin on me montra ma cabine pas plus grande qu'un mouchoir!!! mais cabine seule, donc pour un novice pont, c'était quelque chose. Je décidais de me changer et d'enfiler ma combinaison pour rejoindre le pont. On m'a présenté le bosco, qui immédiatement m'a dit de tirer sur le palan de garde ( qu'est ce que c'est ? )

Les premiers jours ont été difficiles pour prendre ses repères. Mais, nous avons appareillé cet été 72 pilote à bord à 17H54 après avoir chargé 289 tonnes de marchandises diverses. Enfin le cargo, sans aide de remorqueurs s'est détaché lentement du quai pour rejoindre la haute mer, en descendant la Gironde. Durant cette première traversée, j'ai su que je continuerai dans la marine. Et j'ai disparu dans le local de l'électricien sous une montagne de ventilateurs, à nettoyer les charbons et induits pour que chaque personne ait un peu d'air sous les tropiques, car à l'époque la clim. n'existait pas.

L'aventure commençait et devait se poursuivre jusqu'à maintenant à deux ans de la retraite. Entre- temps, j'avais appris le métier sur le tas, grâce aux anciens. Maintenant en tant que capitaine, quand un jeune me présente son fascicule ( même pas mouillé on disait à l'époque ), j'ai toujours une pensée vers ce premier voyage...

Voir l'historique du cargo La Coubre

Extrait du livre "Une famille de l'estuaire des deux rives à l'océan"

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