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La guerre 14/18 fusilier marin à Dixmude

Jean-François Bourhis fusilier marin à Dixmude

Jean-François BOURHIS né à Plougasnou, le 14 novembre 1893, était marin de la marine marchande et de la pêche. Il embarque comme mousse à l'âge de douze ans et cinq mois, sur le sloop Saint Yves de son père Joseph qui pratique la petit pêche.

Le 14 avril 1912, Il sera inscrit maritime définitif et embarquera comme matelot toujours sur le Saint Yves après avoir navigué au cabotage.

Comme tous marins du commerce et de la pêche, il doit accomplir son service militaire dans la Marine nationale. De la classe 1913, il aurait dû être levé le 13 novembre 1913 mais il a bénéficié d'un sursis et ne rejoindra le 2ème dépôt de Brest que le 12 janvier 1914 où il restera jusqu'au 1er avril.

Il embarquera ensuite à Cherbourg sur la GLOIRE, croiseur cuirassé, du 1er avril au 1er août 1914. Il quittera le bâtiment école avec le grade de matelot de 2ème classe breveté manoeuvrier. Le 3 août, jour de la déclaration de guerre avec l'Allemagne, il est au 2ème dépôt de Brest où il restera en attente d'une affectation, la marine ayant alors un excédent d'effectifs.

Le Ministre de la Marine avait décidé début août de constitué un régiment à partir du bataillon de l'école de Lorient pour renforcer la police à Paris. Les fusiliers marins quitteront Lorient pour Paris le 16 août.

Le 13 aôut, Jean-François rejoint le 1er dépôt à Cherbourg, le lendemain, il est incorporé au 1er régiment de fusiliers marins au 2ème bataillon commandé par le capitaine de frégate de KERROS. Le 2ème bataillon est composé de la 5ème, 6ème, 7ème et 8ème compagnie.

Le 1er bataillon de Cherbourg sera dirigé sur Paris avec d'autres bataillons venus de Brest, Lorient, Rochefort. Un deuxième régiment est créé, réunis le 22 août, ils constitueront une brigade forte de 6 500 hommes encadrés par 170 officiers, sous le commandement du contre-amiral Ronarc'h.

L'organisation des Régiments de la brigade de fusiliers marins est proche de celle des régiments de l'armée de terre. Le premier régiment, commandé par le capitaine de vaisseau DELAGE, est constitué de 3 bataillons de 4 compagnies d'environs 250 hommes. ( 3 compagnies de Cherbourg, 1 de Rochefort ) Chaque bataillon est commandé par un capitaine de frégate, les compagnies par des lieutenants de vaisseau, les sections par des enseignes de 1ère classe, des officiers des équipages ou des premiers-maîtres. Deux sections de mitrailleuse complètent le régiment. Le service médical dirigé par un médecin principal comprend une infirmerie et 3 postes de secours

Début septembre, le 1er régiment est positionné à Saint-Ouen, le 2ème au Grand Palais.

L'organisation matérielle de la brigade est terminée dans les premiers jours d'octobre, le 6, elle reçoit l'ordre de monter vers le nord. Le 7 au matin, la brigade embarque à bord de 6 trains (1 en soirée), elle arrivera à Dunkerque le 8 octobre. Les trains des marins sont alors dirigés sur Anvers qui est toujours assiégé par les Allemands. Mais, à Gand, ils sont arrêtés par l'autorité militaire belge, les voies du chemin de fer Gand-Anvers étant coupées. La brigade couvre la retraite de l'armée belge qui a dû abandonner Anvers. Elle est à Thielt le 12 au soir, à Thourout le lendemain, après des marches épuisantes.

L'attaque des Allemands est imminente. L'amiral RONARC'H est chargé de prendre le commandement du secteur Entre-Escauts, par où l'ennemi se présentera probablement, et de renforcer le secteur nord. Il doit retenir les Allemands à l'est de Gand, jusqu'à ce que l'armée belge tout entière et le détachement britannique soient à l'ouest du canal de Terneuzen, ensuite il devra se replier vers l'ouest.

L'Etat-Major de la brigade répartit les régiments: Le commandant du premier régiment, le capitaine de Vaisseau DELAGE, commandera le secteur Nord-Escaut, à partir du 9 octobre à 5 heures, et placera son deuxième bataillon (commandant de KERROS) sur la région Destelbergen-Heusden-Goudenhaut. Le commandant du deuxième régiment, placera un bataillon sur la ligne Controde-Quatrecht, et un autre bataillon dans la région de Melle, en soutien.

A plusieurs reprises, le 9 et 10 octobre, les Allemands attaquent et prennent Gontrode que les marins finissent par reprendre.

Dans la matinée du 11, le mouvement de l'armée belge est terminé, le corps naval britannique a dû pénétrer en Flandre hollandaise mais les forces allemandes augmentent d'heure en heure devant les positions de la brigade qui décrochera le soir même.

A partir de 18 heures, la brigade de marins s'écoule rapidement vers l'ouest, et arrive à Aeltre vers 5 heures du matin, le 12. Elle repart à midi pour Thielt où elle cantonne pour la nuit, ayant fait 55 kilomètres environ en vingt heures, sans un seul traînard.

Dans la nuit, l'ordre arrive de partir, le 13 au matin pour Thourout. A 15 heures, la brigade de marins cantonne en alerte à Thourout.

Le 14 octobre, la brigade des marins est chargée de défendre Dixmude.

Fiche de notification Mort Pour La France et Médaille Militaire concédée à titre posthume
Plaque tombale à la mémoire de Jean-François sur la tombe de mes grands-parents à Plougasnou

DIXMUDE

Charles LE GOFFIC

PLON 1915

Je n'ai pas réussi à trouver dans quelle section il avait été incorporé de même au cours de quelle action il avait été blessé et à quelle date. Jean-François est mort à l'hôpital de Calais le 1er novembre 1914 de suite de ses blessures comme l'indique l'acte de décès, Mort pour la France.

Daniel JEGOU